10 posts tagged “photography”
Vous avez un téléphone qui ne sert pas qu'à téléphoner, alors vous êtes paré pour participer au Festival Pocket Film :
Envoyez votre film tourné avec téléphone mobile avant le 30 mars 2007 !
Courts et longs métrages : fictions, documentaires, clip, expérimental... tout genre accepté.
Les téléphones mobiles de dernière génération (3G) permettent de filmer en vidéo, de visionner des films sur l’écran du téléphone et d’envoyer ses propres films sur le téléphone d’autres personnes. Il y a là matière pour les créateurs d’aujourd’hui à explorer, à découvrir, à anticiper.
Adresse : Festival Pocket Film
La qualité sera-t-elle au RDV ? Les premiers films de démo laissent parfois songeurs .... Le talent n'est pas forcément la chose la mieux partagée du monde ...
J'inaugure ici une nouvelle chronique, "Echappées", qui a pour but de partager avec vous mes découvertes "bloguesques". Le web est vaste mais beaucoup moins que Marseille et ... ma curiosité pour les merveilles de la toile.
Donc Marseille va bien rester le point focal de ce blog mais je ne m'interdis pas quelques échappées culturelles.
Pour commencer Une par jour : il ne s'agit pas d'un site pour fumeur en manque ;-) mais d'un blog d'un photographe de Besançon qui en publiant une photo par jour nous invite à entrer dans son univers.
Son credo : "Chaque jour, ou presque, je vais tenter de vous faire partager une image que je capte. Juste comme ça, pour vous montrer un bout de ma région, ou du monde juste pour penser quelques secondes à autre chose. j'espère aussi vous donner envie de prendre un appareil photo petit ou gros et de vous en servir..."
Le site de Maud, une artiste marseillaise éparpillée. "Ne cherchez pas l'ordre logique des choses, y en a pas..." nous dit-elle en guise de présentation.
Mais l'art obéit-il à une véritable logique si ce n'est une logique intérieure ?
Un très beau site de photographies (avec des vues d'un Marseille imaginaire), de peintures, de textes divers et pour ceux qui voudraient entrer en contact avec Maud, un forum (rare sur les sites artististiques).
Ils sont assis : tel est le titre du dernier livre de photographies publié par Max Sivaslian aux Editions Parenthèses (Marseille). Un livre fort, bouleversant comme l'est le quotidien de ceux qu'il photographie.
"Max Sisvalian qui est né à Marseille en 1954, vit à Erevan où il est correspondant de presse. En 1998 et 1999, il photographie détenus, détenues, et des enfants, dans plusieurs prisons et centres de détention en Arménie.[...]
Ce livre de photographies en noir et blanc, élégant par son format à l’italienne, sobre par le style non émotif des portraits et des situations, ne manque pourtant pas d’une chaleur exprimée à la fois par un photographe qui ne voit pas que l’enfermement mais aussi la tenue et l’espoir de ces prisonniers, deux fois frappés : par l’Histoire et par leur histoire. C’est cela que nous dit, avec compassion, le texte de Melkonian, mis en valeur, page après page, par un dégradé délicat de jaunes, jaunes pâles, revenant au noir et blanc de l’ensemble du livre.
Max Sisvalian Ils sont assis, Postface de Martin Melkonian, Editions Parenthèses, Collection Diasporales, Juillet 2006."
Source : Yévrobatsi
Lorsque l'on se rend sur le site de Max Sivaslian, la même force voire le même malaise face à une réalité que l'on oublie parfois peuvent nous envahir. Mais ne fermons pas les yeux et regardons cette réalité à travers l'objectif de ce photographe.
Tags : are delightful
Julie Gineste est une jeune photographe marseillaise qui a choisi de délaisser le monde trop souvent feutré des galeries pour tenter une nouvelle aventure :
Son objectif :
"Sortir l'art des galeries et l'offrir à des personnes pas forcément initiées"
"Le projet prend donc forme, et la rencontre de nombreux artistes photographes donne vite naissance à Artubs. Le concept est simple : mettre les photos sous plaque de plexiglas, et ranger les plaques de plexi dans des bacs, de façon à ce que le public puisse prendre les photos, les regarder, les ranger de nouveau, comme si c’était un vinyl. Chaque photo est signée, et commentée par son auteur, au dos. En éditions limitées, les photos sont ainsi montées en exposition "tactile".
[...]
Très rapidement, entourée d’une vingtaine d’artistes anglais, chinois et français, Julie Gineste expose dans différents lieux de Hong Kong. Du magasin de design God à la galerie Parasite, très à la mode, le projet prend de l’ampleur et se densifie.
[...]
De retour en France en 2005, le projet suit et prend forme à Marseille, pour une première exposition "visuelle", installée aux murs d’un restaurant japonais, le Yen.
Débarquée au Brésil, elle arrive avec son projet Artubs sous le bras. Le concept très original a séduit les Brésiliens friants d’art."
(Source : Le petit journal)
Julie Gineste est actuellement à Pinheiros (Brésil) et prouve ainsi que l'art Marseillais, loin des sentiers battus, peut s'exporter ... avec un peu d'imagination.
Son site à découvrir absolument (en portugais ou en anglais) : Artbus
Suite à la découverte de l'action pour le moins originale de Julie Gineste, j'ai souhaité en savoir plus et contacté la créatrice de cette entreprise qui fait sortir la photographie des galeries conventionnelles. Je lui ai posé trois questions dont vous pourrez lire les réponses dans la partie "Commentaire" de cet article. Un grand merci à Julie Gineste et longue vie à son entreprise qui mérite d'être connue et reconnue. A bientôt à Marseille ?
Les trois questions posées à Julie Gineste sont les suivantes :
1 - Pourquoi avoir choisi de monter votre propre entreprise loin des galeries conventionnelles ?
2 - Comment choisissez-vous vos collaborateurs ?
3 - Bientôt de retour à Marseille pour une nouvelle exposition ?
A Paris, " Magnum photo, Tommy Hilfiger et les Editions PHYB présentent "Grace Kelly, les images d’une vie", une exposition photographique et une vente aux enchères au profit de la Fondation Princesse Grace de Monaco. 35 tirages rares et inédits de l’agence Magnum
Tommy Hilfiger a souhaité exposer les plus belles images de Grace Kelly réalisées par les photographes de l’agence Magnum. Trente-cinq tirages inédits de l’agence Magnum seront exposés dans la galerie d’Enrico Navarra « Galerie 75 Faubourg ». Six tirages signés seront vendus aux enchères par Maître Pierre Cornette de Saint Cyr le 29 novembre à 20 heures au profit de la Fondation Princesse Grace de Monaco."
Source : Photosapiens.com
Un mythe qui n'a pas de prix !
Jérôme Cabanel est un jeune photographe photographe marseillais qui travaille aussi bien pour la presse magazine, les institutions, pratique l'art du portrait...
Outre sa série consacrée aux Bâtisseurs (encore merci à RT de nous l'avoir signalée), aux studios de cinéma et aux réserves de la Friche la Belle de Mai , que ce soit en couleur ou en noir et blanc, il transcende la ville de Marseille pour mettre en valeur les transformations et réalisations architecturales.
Un bel exemple de travail où communication d'entreprise et esthétique personnelle se marient pour le plus grand plaisir des yeux ... et pour donner une âme aux objets inanimés.
Site : Jérôme Cabanel
RT., que nous remercions vivement d'avoir répondu à nos questions sur sa démarche de photographe, nous indiquait à juste titre que le lien entre l'industrie et la photographie était un lien ancien dont l'un des grands maîtres était Robert Doisneau.
En 2005, la ville de Besançon a consacré une grande exposition à Robert Doisneau et Renault dont voici la présentation :
"Le Renault de Robert Doisneau, Claire Stoullig
Pour la première fois, Doisneau entre au musée avec une exposition consacrée à ses années chez Renault. Du 20 mai au 15 août 2005, au musée des Beaux Arts et d’Archéologie de Besançon.
Alors qu’il fait des études de graveur lithographe, Robert Doisneau (1912-1994) se passionne pour le graphisme et apprend les rudiments de la photographie. Technique qu’il perfectionne à partir de 1931 dans l’atelier d’André Vigneau, spécialisé dans la production de photographies, de dessins animés et de films.
En 1934, à 22 ans, Doisneau entre au service photo des usines Renault à Billancourt. De ces cinq années passées chez Renault naîtra une prodigieuse collection, témoin précieux d’une entreprise mythique, mais aussi d’un lieu et d’une époque.
Doisneau est mandaté pour une double tâche : d’une part, archiver tout ce qui concerne la vie de l’usine, chaînes de montage, ateliers de fabrication ... et d’autre part, réaliser des photographies publicitaires et de prestige pour des brochures et des journaux.
Deux mondes inconnus pour le jeune photographe mais dans lesquels il va s’immerger avec son professionnalisme naissant et son instinct à l’humanisme déjà bien ancré. Doisneau va s’intéresser aux différents lieux et moments de la vie ouvrière, cantine, pause, vestiaire, puis aux ouvriers eux-mêmes dont il fera de magnifiques portraits. Progressivement, il les photographiera de plus près avec une tendresse respectueuse et toujours soucieux de ne pas les déranger. La frontière entre photographie de commande et photographie choisie s’estompe au fur et à mesure que Doisneau se familiarise avec le lieu.
Licencié en 1939 pour "retards répétés", Doisneau effectuera d’autres reportages pour Renault dans les années 50.
Cette exposition propose une centaine de clichés sélectionnés parmi la collection Renault. Presque toutes prises entre 1934 et 1939, ces photographies laissent entrevoir l’immense talent du photographe et préfigurent déjà le "style Doisneau".
"Source : Le Renault de Doisneau "
A lire (et à voir) : Le Renault de Doisneau
Auteur : Robert Doisneau, Claire Stoullig
Éditeur : Somogy
Collection : ALBUMS LG
Format : Broché - 91 pages Bilingual édition
ISBN : 2850568759
Dimensions (en cm) : 21 x 1 x 23
Date de Parution : 02/06/2005
Rémy Tremellat est un
"Photographe professionnel à Marseille" qui propose des solutions adaptées aux besoins des "entreprises suite à l’analyse précise de [leurs] besoins en images : communications interne et externe. Photographie d'architecture contemporaine et patrimoine, urbanisme et environnement, photos de suivis de chantiers pour le bâtiment… missions photos et commandes photographiques. Reportages pour la presse / magazine et également pour l'entreprise, corporate, reportages pour les collectivités, documentaire.."
Une très belle vue de nuit de la Digue du Large en page d'accueil de son site : Rémy Tremellat - Auteur photographe basé à Marseille
Au fait qu'est-ce qui pousse un photographe vers la communication d'entreprise ? Une question que nous allons poser à l'intéressé !
Avec Gilbert Garcin, marseillais de souche, nous entamons une série de billets consacrés à la photographie ... et aux photographes.
Au travers d'un superbe site et d'un porfolio en noir et blanc, Gilbert Garcin nous fait entrer dans un univers poétique, théâtralisé, absurde (au sens théâtral du terme bien entendu puisqu'une photo s'intitule "Fin de partie"). Un homme qui erre (ou qui crée un labyrinthe), qui est tenté de rejoindre Icare ... Une oeuvre d'une grande force et d'une grande fragilité à la fois. Rare !
Sur le site, Jean Arrouye précise : "la plupart du temps ses photographies participent à la fois de la commedia dell'arte et de l'allégorie, telles celle où on le voit enserrer de son bras une grosse pierre lisse comme si c'était une femme ou celle où il pousse un rouleau pour aplanir une étendue de sable que dans le même temps ses pas creusent de profondes ornières. La tendresse ne serait-elle que l'envers de l'aveuglement, la volonté de transformer le monde qu'une forme de folie ? Finalement on découvre qu'il y a quand même une morale impliquée dans les photographies de Gilbert Garcin. Mais elle n'a rien d'utilitaire et ne vise pas à prescrire un code de conduite : elle est spéculative et ne cherche qu'à réveiller l'intelligence de... De quoi, au juste ? De la vie ou de la photographie ? C'est au spectateur d'en décider. Cette liberté qui lui est laissée n'est pas le moindre charme des oeuvres de Gilbert Garcin."
Site à visiter : Gilbert Garcin
