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Rassurez-vous, je ne suis pas (encore) atteinte de troubles obsessionnels compulsifs. Je souhaiterais simplement vous faire partager une de mes découvertes en terme de magazine papier : TOC. Il n'a pas de sous-titre et en est déjà à son numéro 29.
Bon même si la page 7 m'a faite un peu bondir de part les clichés qu'elles véhiculent (foot, politique), ce magazine aborde avec sérieux et humour l'actualité : je vous conseille les articles "Du bio, des beaufs, des bobos" notamment et l'on peut aussi y lire un très bel interview de Zazie qui à la question :
"A quelle question aimerais-tu répondre" répond " "Puisque chanter c'est poser des questions, il faut inverser les rôles et ne jamais répondre".
Oui mais moi j'aimerais savoir le pourquoi de la page 7, je cite le magazine qui n'est pourtant pas marseillais :
" Marseille, as-tu du coeur ?
Jack Kachkar [note MBA : qui-est-ce ?] jette l'éponge. Djibril Cissé est en plein doute [note MBA : Ah bon ça pense un footbaler ;-) ]. Le fils de José Anigo est soupçonné de vol. Et Ségolène a posé un cierge à la Bonne Mère [no comment]. La routine quoi. "
Malgré ce triptyque qui coporte une image marseillaise caricaturale, retrouvez tous les blogs de la rédaction sur
TOC (c'est vraiment bien fait et avec humour ... et utilisation de divers médias)
... eh bien "diffuser" maintenant ....
Les recommandations de la commission de néologisme :
COMMISSION GÉNÉRALE DE TERMINOLOGIE ET DE NÉOLOGIE
Recommandation sur les équivalents français du mot “podcasting”
NOR : CTNX0609644X
RLR : 104-7
Recommandation DU 15-12-2006
JO DU 15-12-2006
MCC
À partir d’un nom de marque (iPod) créé pour
désigner un nouveau type de baladeur, s’est développée une série
lexicale (to podcast, podcasting...) dont l’utilisation en français est
source de confusion. Quelles qu’en soient la marque ou les fonctions,
cet appareil est aisément et clairement désigné par le terme
baladeur numérique.
Rendant compte des possibilités d’utilisation
de plus en plus étendues qu’offrent les baladeurs numériques, le
néologisme anglo-américain podcast désigne non seulement des émissions
et des programmes audio, mais aussi des fichiers et des produits
informatiques incluant images et films, susceptibles d’être diffusés
(to podcast) au moyen de cette technologie multimédia (podcasting), qui
permet une écoute en différé.
Parallèlement, le verbe franglais
podcaster s’est répandu dans l’usage, employé abusivement, notamment
par les chaînes de radio, avec le sens de télécharger. Cette dérive
crée un amalgame entre deux notions pourtant bien distinctes, la
diffusion et le téléchargement.
La Commission générale rappelle qu’elle a recommandé comme équivalent français à podcasting le terme
diffusion pour baladeur,
le mot employé au Québec étant baladodiffusion (Journal officiel du 25 mars 2006). Seuls les mots
diffuser, diffusion...
correspondent à la notion exprimée en anglais par podcast et par ses dérivés to podcast, podcasting...
En revanche, dès qu’il s’agit de l’opération de transfert de fichier ou
de programme sur un support numérique (download ou upload, en anglais),
en particulier un baladeur, la Commission générale recommande de s’en
tenir aux termes en usage :
télécharger, téléchargement, téléchargeable...
seuls corrects et suffisamment explicites.
Ne sous-estimons pas les québécois .... dont l'influence sur notre français actuel est bien réelle ! ;-)
Que l'on soit de Marseille ou d'ailleurs, ce qui nous rapproche sur Vox c'est le sentiment d'appartenir à une communauté et de partager avec les autres nos découvertes, nos coups de colère, nos joies ..... bref des fragments de notre vie. Des anonymes parmi les anonymes de la blogopshère.
C'est donc pour cela que je souhaite vous parler d'une expérience qui se déroule actuellement : Blogosphérus. Un miroir du net, une mise en exergue de l'anonymat, une cartographie du web (je ne rentrerai pas dans les questions de web sémantique ou de rôle politique des blogs que l'on peut retrouver sur Blogosphérus).
La description du projet auquel vous pouvez tous participer (ou tout au moins commenter)
"L’avenir n’est pas écrit.
Le temps des connecteurs est arrivé."
Thierry Crouzet, Le peuple des connecteurs.
"La blogosphère est-elle un mythe? Quelle puissance virale est la sienne ?
Existe-t-elle ailleurs que dans l’imaginaire de quelques papes des blogs ?
La blogosphère a-t-elle pour seule demeure Technorati ?
Blogospherus est créé pour tester la réactivité de la blogosphère, comme une expérience scientifique.
Combien de temps faudra-t-il pour fédérer les blogs de la blogosphère et faire le tour du monde ?
Le principe:
Un premier message est déposé sur un blog.
Aucune autre forme de publicité n’est faite pour indiquer l’existence de Blogospherus.
Blogospherus a choisi pour premier blog celui de l’auteur du Peuple des connecteurs.
Quel meilleur symbole pour une expérience qui vise à tester la connectivité de la blogosphère ?
A partir de cette unique bouteille jetée sur cet unique blog, chaque blogueur découvrant ce message devient libre de poursuivre la connection, vers le tour du monde des blogs.
Il peut signaler son existence à Blogospherus, il peut signaler l’existence de Blogospherus.
Tout repose sur le système du Trackback, instrument de la connectivité blogosphérique.
L’adresse de Trackback est : http://www.blogospherus.net/wp-trackback.php?p=3
Si vous ne savez pas utiliser les “trackbacks”, vous pouvez toutefois ajouter un commentaire manuel ici-même, en indiquant :
- l’adresse de votre article parlant de Blogospherus
- l’adresse du blog par lequel vous avez connu Blogospherus.
Chaque lecteur de ce nouveau message, s’il est blogueur lui-même, peut alors continuer la chaîne des connecteurs.
L’expérience permettra de visualiser, par la succession des trackbacks, le chemin blogosphérique parcouru par le message originel.
Une cartographie de ce chemin sera enfin construite, menant d’un blog à l’autre, reconstituant l’espace blogosphérique viral du Web francophone.
Au cours de l’expérience, le site Blogospherus puisera dans les blogs connectés la matière d’articles quotidiens retraçant la diversité de la blogosphère."
Source : Blogosphérus
Difficile de choisir surtout en ces temps de web 2.0. voire 3.0. En fait (et ce n'est pas une lapalissade) le choix de l'outil est fortement conditionné par l'objectif de son utilisateur.
Le temps du blog "journal intime" tend à s'amenuiser, même si sur Vox, cette autobiographie en ligne partagée est toujours de rigueur et le site avec ses "frame" n'entre pas véritablement dans le cadre des réseaux sociaux. L'idéal est donc de combiner les deux : le blog collaboratif est une bonne alternative mais elle n'est pas la seule.
La combinaison blog + site peut être utilisée : certes elle demande du temps mais peut servir de carte de visite et permet de distinguer le professionnel du personnel.
Pour ma part, je vais essayer (quand j'aurai le temps !) d'allier les deux : le blog pour une info immédiate, une impression à partager, le site (avec sans doute un lien vers un autre blog) pour l'index des billets publiés (dommage que Wox n'offre pas la fonctionnalité "catégories" comme les autres plateformes), des références, des réflexions orientées notamment vers la cyberculture et la blogosphère avec comme point focal Marseille.
Donc RDV progressivement sur Marseille by Arts, le site
Vox est un outil unique auquel je resterai quoi qu'il en soit fidèle. A bientôt donc pour un prochain billet.
Bonjour à tous,
De retour sur Vox après des fêtes de Noël en famille. Avant d'entamer l'année 2007, je voudrais faire porter mon regard sur le collectif "Trop d'artistes". Ah bon !!!
La manifestation est internationale et Marseille y participe.
L'idée défendue : trop d'artistes et pas assez de subventions ni de lieux culturels. Vu sous cet angle, on ne peut qu'être d'accord. Mais que penser en parcourant un certain nombre de blogs, quand on voit que ce phénomène attaque les bloggueurs alors que ceux-ci servent aussi à faire connaître des artistes, à parler d'art et tout ceci ...gratuitement.
Il conviendrait peut-être que de nombreux artistes intègrent - certains l'ont déjà fait mais pas tous - la dimension web à l'un des aspects de leur création (pourquoi pas la pub a minima et l'utilisation de licenses CC comme sur Jamendo).
Bien sûr cela pose le traditionnel problème de la définition de ce qu'est un "artiste" : celui qui se définit comme tel (et là, le web, via notamment les sites vidéos, peut proposer tout et n'importe quoi) ou celui qui est reconnu comme tel par le public, la critique (via le web notamment) ?
Une réflexion que je reprendrai car je pense qu'il ne faut pas négliger la dimension du web'art et que celui-ci a un rôle positif à jouer dans la création contemporaine "live". Selon moi l'un n'exclut pas l'autre, bien au contraire, et comme dans tout domaine, le temps a son oeuvre à jouer !
Ci-dessous le programme de la manifestation - colloque du 30 septembre à Marseille :
" Y a trop d'artistes !"
"Les Rencontres Place Publique, dont la vocation est de révéler
le travail de réflexion d'intellectuels et d'artistes sur la situation de l'art
aujourd'hui, ont suivi avec intérêt l'action menée par le collectif d'artistes
bruxellois "Manifestement" qui défilait le 22 janvier dernier dans le quartier
Saint-Gilles à Bruxelles avec pour mot d'ordre « Y a trop d’artistes !
».
Les Rencontres Place Publique souhaite amplifier et développer cette action dans le cadre d'une rencontre qui réunira Françoise Benhamou (économiste, conseillère auprès du ministre de la culture en 1989 et 1990), Stephen Wright (critique d'art), Laurent d'Ursel (artiste), Nathalie Heinich (sociologue) et Patrice Maniglier (philosophe). Cette rencontre sera précédée d'un défilé dans les rues de Marseille qui reprendra le mot d'ordre "Y a trop d'artistes".
Nous souhaitons que cette manifestation se présente comme un forum de réflexion ouvert à plusieurs champs de la pensée et souhaitons également recueillir les réactions des professionnels et du public.
Présentations des interventions
Françoise Benhamou, économiste
Trop
d’écrivains, trop de comédiens, trop d’artistes ?
Pour une économiste, le «
trop » n’est pas affaire de nombre, mais bien plutôt de diffusion et de
distribution. Derrière le « trop », se dessine la stratégie de prolifération des
biens, menée par les producteurs de biens culturels qui doivent affronter une
incertitude radicale. Ces producteurs, sous couvert de diversité, menacent la
variété et la qualité par leur propension à produire de la surabondance : les
créations, les biens ou les services, une fois produits, édités, mis en scène,
sont de plus en plus mal distribués et diffusés, et l’information manque au «
consommateur » ou à l’amateur, le plus souvent désorientés.
Cette situation
pèse sur les conditions d’existence et de travail des artistes, sommés de créer
dans un univers qui semble ouvert, mais devenu en réalité de plus en plus
concurrentiel.
Françoise Benhamou
Patrice Maniglier, philosophe
« « Il y a trop d’artistes ». Il s’agit d’une protestation
bien sûr, dont l’ombre prend la forme d’une prescription : « Ne pourriez-vous
faire autre chose ? ». Il y a assurément bien des manières, plus ou moins
polies, plus ou moins cordiales, de le dire. Mais on peut supposer entre ces
manières au moins un grand partage. Dans les unes, on suggère plus ou moins
implicitement aux artistes de devenir coiffeur, designer, chef de bureau,
programmeur, bref de se trouver un honnête métier. Dans les autres, au
contraire, on ne préjuge pas de l’existence et du bien-fondé des autres cases,
et, si on demande aux artistes de faire autre chose, ce n’est pas parce qu’on
veut qu’ils se redirigent vers d’autres « métiers », d’autres statuts déjà
donnés. On fait part seulement d’une lassitude, d’une usure, d’un débordement,
d’un vertige, d’une nausée, d’une noyade devant la prolifération numérique des
serviteurs de l’Art. On n’a rien contre l’Art pour des raisons pensées, des
motifs argumentés, une grille historique bien articulée, un Grand Récit ou même
un petit : juste on en a un peu marre, on trouve que ça dure un peu trop, c’est
comme un film qu’on a compris ou une blague trop insistante : « ça va, on a
compris », a-t-on envie de dire… On aimerait finalement que les artistes cessent
de faire les artistes, qu’ils inventent autre chose. On trouve une sorte de
répétition accablante dans leur personnage et dans leur posture. Bref notre «
trop d’artistes » est esthétique… Et il vrai que ces affaires de nombre, de trop
ou de pas assez, sont aussi des affaires de goût... Mais il est vrai qu’une
telle position ne peut pas l’être trop (esthétique) au risque de devenir
esthétisante. Dès lors, il apparaît que la vraie question est de savoir si on
peut croiser ces deux interrogations et poser le problème suivant : la réflexion
sur les conditions sociales et économiques de l’art – qui, par vocation,
traitent leur objet, quel qu’il soit, en masse – peut-elle être une source de
créativité nouvelle, l’invention d’un statut, d’un éthos, d’un personnage, qui
ne serait plus l’artiste ? L’artiste peut-il trouver dans l’expérience de son
être un de plus, ou dans l’écho du encore un ! qui l’accueille, une source de
renouvellement qui passerait par une réinvention véritable de soi ?
Telles
sont les questions qu’on aimerait aborder ici ».
Patrice Maniglier
Nathalie Heinich, sociologue
»Beaucoup d'artistes sont
aujourd'hui au RMI, ou ne survivent que grâce à diverses aides sociales et
subventions. Faut-il voir dans cette paupérisation l'effet d'une dégradation du
statut? Sans doute pas, si l'on remarque que les effectifs de la Maison des
Artistes ont quasiment triplé en une génération, en raison d'un prestige accru
de ce statut ainsi que d'une tendance à la professionnalisation de l'activité -
phénomène déjà amorcé au XIX° siècle.
Alors:Y a-t-il trop d’artistes ?
Quelques éléments de recadrage sociologiques devraient aider à clarifier le
débat ».
Nathalie Heinich
Stephen Wright, critique d’art
"Pourquoi y a-t-il toujours trop d'artistes ? Cette surabondance
s'explique avant tout par le phénomène d'incertitude qui accompagne
nécessairement l'activité créative : les critères de réussite artistique ne
pouvant se définir a priori, le capitalisme créatif laisse proliférer une
réserve de créativité artistique disponible -- un bassin des travailleurs de
l'immatériel, dont la productivité est captée stratégiquement à des fins
d'accumulation. Ce "trop d'artistes" se définit donc par rapport aux moyens
financiers disponibles : ce qui manque n'est pas le volume d'activité
expérimentale mais le volume financier effectif. Puisqu'on ne peut jamais
savoir, ni réellement prévoir, les véritables sources de l'inventivité, les
artistes - ces professionnels de la transformation de l'implicite en explicite
(puisque c'est dans cet intervalle qu'a lieu l'activité artistique) - sont en
permanence maintenus, à leur insu sinon à leur corps défendant, en surnombre.
S'il y a "trop d'artistes" pour les raisons évoquées, il y a bien plus qu'on ne
croit -- des légions d'artistes visuels mais invisibles, leur coefficient de
visibilité artistique étant trop affaibli pour qu'ils apparaissent sur les
écrans de radar du monde de l'art institutionnel. Ces artistes "espions", dont
le nombre ne cesse de croître, sacrifient leur index dans l'économie
réputionnelle à une plus grande capacité à nuire à l'ordre sémiotique. C'est le
revers de la medaille de cette réserve de compétences artistiques, maintenue en
état de disponibilité par le capitalisme créatif.
Donc il y a le "trop
d'artistes" visibles, et le "trop d'artistes" invisibles.
Stephen
Wright
Laurent d’Ursel, artiste
« Y a trop d’artistes ! »
est un constat partagé par beaucoup, à l’intérieur comme à l’extérieur du milieu
artistique, et il n’est pas étranger à la nature de l’art tel qu’il se pratique
aujourd’hui, tant politiquement que socialement, notamment du fait de
l’interventionnisme étatique galopant.
Mais ce constat est le plus souvent
proféré sous le manteau, l’effet de l’alcool ou le couvert de l’anonymat. En
effet, résolument controversé, il ne peut, par la force des choses énoncées,
faire l’unanimité. Il a en revanche le mérite d’ouvrir un débat, où la forme
(une manifestation d’artistes) importe autant que le fond (l’exclamation : « Y a
trop d’artistes ! »).
Pour ne prêter le flanc à aucune récupération, surtout
« bien intentionnée », pour ne donner lieu qu’à des malentendus passionnants,
des contradictions insurmontables, des paradoxes prometteurs, une
incompréhension poétique, bref, pour n’être suspecte de rien d’autre
qu’elle-même, la profération du constat se devait d’émaner officiellement
d’artistes déclarés ou prétendus tels. Mais « tout le monde est artiste » de nos
jours…
Laurent d’Ursel
Les Rencontres Place
Publique
Direction Jacques Serrano
Source : Pourinfos.org
Et vous que pensez-vous de tout ceci ?