Une nouvelle politique du livre
Sans interrompre notre série dédiée à la photographie, penchons-nous sur un article qui dit toute la difficulté de la cohabitation du numérique avec des formes de publication plus nouvelles.
Le célèbre journaliste Alain Beuve-Méry, dans l'édition du Monde datée du 2 décembre 2006, établit un compte-rendu de la communication de notre ministre de la Culture :
"Parmi les secteurs économiques français, le livre n'est pas le plus mal en point, mais sa situation est "aujourd'hui fragilisée" par les fortes mutations en cours (crise de la lecture chez les adolescents, durée de vie des livres en constante réduction, révolution numérique) et l'arrivée de nouveaux acteurs puissants tels Google ou Microsoft. C'est ce constat, doublé du sentiment qu'on assiste à la fin d'un cycle commencé il y a vingt-cinq ans, qui a poussé le ministre de la culture, Renaud Donnedieu de Vabres, à définir, mardi 28 novembre, au conseil des ministres, "une nouvelle politique du livre".
Cette communication fait le point sur l'augmentation des moyens alloués au livre et à la lecture (+ 6,8 % en 2007, soit + 24 millions d'euros à structure constante) et prépare la mission "Livre 2010", qui doit présenter les premières pistes de réforme au cours d'un grand colloque sur l'avenir organisé en février 2007 à la Fondation nationale des sciences politiques." (Suite de l'article à lire sur Le Monde)
Pouquoi opposer dans un certain sens numérique et édition papier (de nombreux journaux - dont le Monde - ont bien deux types d' éditions) ? La bibliothèque nationale de France elle-même permet de télécharger des ouvrages tombés dans le domaine public (sur Gallica). Bref pourquoi envisager cette question sous l'angle de l'opposition et non de la complémentarité.
Personnellement je suis une grande lectrice de livres (tous genres et tous formats confondus) mais je ne rechigne pas à télécharger légalement des e-books. Tout dépend des circonstances (temps, objectifs, bibliophilie ...)
Et vous ?